Mon Projet de Donation

Infos Sur L'Hôpital

Saint-Boniface

Entre 1900 et 1914, les centres urbains du Manitoba progressent à une vitesse étonnante. La population de Winnipeg, ville capitale de la province, passe d’environ 40 000 habitants à plus de 150 000. La ville de Saint-Boniface, située de l’autre côté de la rivière Rouge, emboîte le pas. En 1900, elle compte 2000 habitants, et au début de la Deuxième Guerre mondiale, sa population se chiffre à plus de 11 000. Dans l’intervalle, la plus importante collectivité francophone au Manitoba devient une cité. Elle est transformée en société urbaine et industrielle, tout en demeurant un centre culturel et religieux à prédominance francophone et catholique. Saint-Boniface est alors la troisième ville en importance au Manitoba, après Winnipeg et Brandon.

Pendant ces années, on témoigne d’un véritable boom à Saint-Boniface, non seulement au niveau de la construction résidentielle, mais également au niveau de la croissance industrielle et commerciale. De plus, la ville est dotée d’impressionnants édifices municipaux et vante d’importants projets d’infrastructure. L’arrivée de nouveaux services publics tels un réseau d’égouts souterrains, des systèmes d’éclairage électrique, d’aqueduc, et de protection contres les incendies, des rues pavées et un chemin de fer électrique, ainsi que la construction de nouvelles écoles et d’une magnifique cathédrale, donnent à Saint-Boniface une image de progrès et de prospérité.

En 1900, la partie commerciale de Saint-Boniface se limite à l’avenue Provencher, au pied du pont « rouge » qui franchit la rivière Rouge et lie la ville à Winnipeg, et surtout aux quelques rues avoisinantes : Taché, Dumoulin, Notre-Dame. Au nord de l’avenue Provencher, s’étend le quartier résidentiel connu sous le nom de « la pointe » en raison de sa forme délimitée par un méandre de la rivière et l’embouchure de la rivière Seine. On y retrouve, entre autres, les résidences de l’élite commerciale et politique de la ville.

Du côté sud de l’artère principale de Saint-Boniface, ce sont les grandes institutions, dont la plupart longent la rivière Rouge : la première Académie Provencher, l’archevêché, la cathédrale, l’orphelinat et la maison vicariale des Sœurs Grises, et l’hôpital de Saint-Boniface. Un peu à l’est, l’école normale, le Collège de Saint-Boniface, entouré d’une immense cour boisée, et l’Académie Saint-Joseph dominent d’autres rues résidentielles qui se développe rapidement vers 1905. La nouvelle Académie Provencher y ouvrira bientôt ses portes.

À la limite est de la ville de Saint-Boniface, près de la rivière Seine se trouvent la plupart des industries et manufactures– moulins à farine, briqueteries, industries de bois – ainsi que des entrepôts et d’autres bâtiments liés au transport ferroviaire ou au système d’aqueduc. Le long d’une série de rues à l’est de la Seine, s’échelonnent des maisons de travailleurs, dont plusieurs sont employés par les industries voisines.

Au début du 20e siècle, un quartier anglophone nommé Norwood se constitue à l’extrémité sud de la ville de Saint-Boniface. Bientôt, une deuxième zone commerciale, dont les propriétaires sont plutôt de langue anglaise, apparaît le long de la rue Taché, au sud de l’Hôpital de Saint-Boniface et le long des rues Marion et Goulet. Le quartier sera bientôt doté d’églises et d’une école pour desservir sa population. Son territoire est subdivisé, avant 1914, en lotissements pour la construction de maisons et de commerces qui s’étalent jusqu’aux limites nord de la paroisse de Saint Vital et à l’est jusqu’à la rue Archibald, qui longe la voie ferrée du chemin de fer Canadien pacifique.

La collection de photographies des Archives de la Société historique de Saint-Boniface contient de nombreux témoignages du progrès physique de Saint-Boniface durant cette période qui a précédé la Première Guerre mondiale. Des brochures et annonces publicitaires et des catalogues de magasins donnent une idée de comment ont faisait « de bonnes affaires » à cette époque. Et enfin, des récits de gens qui ont vécu dans Saint-Boniface au début du siècle nous permettent de faire une tournée guidée virtuelle des rues du « vieux Saint-Boniface ».

 

Qui sommes-nous?

Le Centre du patrimoine : gardien du patrimoine francophone et métis de l’Ouest canadien

Situé au plein cœur de l’ancienne ville de Saint-Boniface, la capitale de la francophonie manitobaine, le Centre du patrimoine préserve les trésors historiques qui nous permettent, ainsi que les générations futures, de faire des découvertes fascinantes sur notre culture, notre histoire et sur la façon dont notre société a évolué au fil du temps.

Géré par la Société historique de Saint-Boniface, la plus ancienne société d’histoire francophone de l’Ouest canadien, le Centre du patrimoine est un centre d’archives et de recherche qui se consacre à la préservation, à l'étude, à la diffusion et à la mise en valeur de l'histoire francophone et métisse du Manitoba et de l’Ouest canadien.

Le Centre du patrimoine héberge les plus importantes collections d’archives documentant la présence francophone dans l’Ouest canadien depuis les années 1730, lorsque La Vérendrye, ses fils et leurs hommes érigèrent les premiers postes de traite à l’est des Grands Lacs et à l’intérieur du continent.

On retrouve au Centre du patrimoine d’importantes collections d’archives, notamment les archives religieuses de l’archidiocèse de Saint-Boniface, l’Église-mère de l’Ouest, fondée en 1818, ainsi que les archives de plusieurs congrégations religieuses masculines et féminines qui ont œuvré dans le Nord-Ouest dès le 19e siècle. Le Centre du patrimoine a aussi l’une des plus importantes collections des écrits de Louis Riel, chef métis et père de la province du Manitoba.

En plus d’une bibliothèque de référence de près de 8 000 titres, le Centre du patrimoine héberge la Bibliothèque nationale de l’Archevêché de Saint-Boniface, une des plus importantes collections de livres (environ 30 000 titres) et de brochures portant sur l’histoire des francophones de l’Ouest. Plusieurs documents portent sur la question des écoles. Il y a aussi un certain nombre de documents au sujet des caisses populaires et de l’Action catholique. Plusieurs périodiques et journaux font partie de cette collection, dont le Manitoba et le Métis. Le Centre du patrimoine a aussi importante collection d’histoires de familles et d’histoires de paroisses du Manitoba et de l’Ouest canadien.

Les collections du service de généalogie regroupent des répertoires et des microfilms des registres catholiques des baptêmes, mariages et sépultures du Québec et de l’Ouest. On y trouve aussi une abondante documentation, par dossiers, de personnes ou de familles. Plusieurs bases de données donnent accès aux relevés de registres de paroisse du Manitoba, de la Saskatchewan et des États-Unis, aux scrips des Métis, aux contrats de voyageurs, à certains recensements, aux photographies et à la bibliothèque.

Le personnel du Centre du patrimoine propose à ses visiteurs des expositions dans le Salon Empire, situé à l’entrée de la salle de recherche.

Attenant au Centre culturel franco-manitobain, à l’angle du boulevard Provencher et de la rue DesMeurons, le Centre du patrimoine est à une quinzaine de minutes à pied de plusieurs lieux historiques de l’Ouest canadien, y compris l’évêché et la cathédrale de Saint-Boniface, la Maison Gabrielle-Roy, le Musée de Saint-Boniface et le lieu historique national du Canada de La Fourche.

Les services du Centre du patrimoine sont offerts en français et en anglais.

Mes Docteurs Traitants

Chuck LaFlèche, Paul Albrechtsen, et Dr Grant Pierce

Design : Bordeaux.my - Crédit photo : Photos Libres - Tous droits réservés